Gestion du Risque Bilanciel

Passer d’une logique comptable à une maîtrise financière des risques

Trop souvent la direction financière intervient dans la gestion du risque lorsque qu’il est avéré.  Le rôle de la direction consiste alors à procéder à une valorisation d’une provision pour risque ex post au moment de l’arrêté des comptes ou pire à la reconnaissance d’une perte financière.  

Enjeux

Le risque devient inhérent à l’expansion des entreprises. Le CFO doit pouvoir mesurer le risque par anticipation, piloter globalement sa valorisation et s’assurer que des processus d’apprentissage et de retour sur expérience soient en place pour améliorer la gestion du risque.

L’enjeu se résume à la question suivante : la performance financière d’aujourd’hui est-elle fidèle à la réalité opérationnelle, et garantie-t-elle la performance de demain ?
Le CEO a lui aussi besoin d’avoir une vision globale des risques identifiés et de leur niveau de couverture.

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La sécurisation de la performance, outre l’application des principes comptables, dépend de la prise en compte très en amont des risques potentiels sous-jacents à l’activité. Hors les équipes se limitent trop souvent à une identification statique des provisions pour risques réalisée ex post.

Seule une approche industrielle, programmée et dynamique de la prise en compte financière du risque peut permettre au CFO de qualifier de correcte la mesure de la performance à l’instant.   

Cette approche, appelée gestion du risque bilanciel, consiste en un processus d’identification, de valorisation et de suivi du risque.  Nous distinguons deux grandes étapes pour la mettre en œuvre :

La conception du processus et de l’outil de gestion du risque bilanciel passe par :

  • La définition d’une typologie des risques inhérents à l’activité de l’entreprise (risque projets, risque de recouvrement, risque juridique contractuel avec un client, risque social, risque de qualité produit etc...)
  • L’allocation de chaque type de risque à une fonction de l’entreprise (opérations, finance, RH, Supply Chain, Juridique etc...) qui en porte la responsabilité de la gestion, la valorisation étant du ressort de la Finance
  • L’établissement des règles de valorisation en accord avec les principes comptables applicables
  • La définition de la gouvernance, y compris la revue du risque bilanciel
  • Le design de l’outil de gestion dédié au suivi du risque identifié tout au long de son cycle de vie (nature, allocation, valorisation, cause racine du risque, plan d’action pour réduire ou annuler le risque,  décision et valorisation de la couverture etc...)

 

L’implémentation peut s’avérer fastidieuse, vu le nombre d’acteurs à impliquer. Les facteurs clés de succès pour y parvenir sont les suivants :

  • Intégrer le processus de gestion du risque bilanciel dans le guide de procédure de la fonction Finance afin de sanctuariser l’approche
  • Impliquer fortement les managers de la fonction Finance (CFO de BU, Controlling opérationnel, Controlling central etc...)
  • Responsabiliser les fonctions impliquées au moyen d’une conduite de changement adaptée
  • Encourager des revues régulières (trimestrielle par exemple) au niveau des directions générales afin d’affiner les prévisions de performance financière future ou d’apporter des actions correctrices
  • Auditer régulièrement le processus pour assurer la qualité et l’homogénéité des données
  • Partager les informations avec les commissaires aux comptes de l’entreprise

Comment Argon Consulting peut vous aider ?

L’expérience d’Argon Consulting facilite et accélère la mise en œuvre de la gestion du risque bilanciel.